LES CIRCUITS DE RANDONNEE A ABBEVILLE

 

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La Ronde de l'Eau

 

Un tour de la ville qui vous permettra de découvrir les curiosités d'Abbeville et de comprendre son histoire

 

Le circuit de la Ronde de l'Eau s'étend sur environ 8 km en forme de boucle. Il ne présente aucune difficulté particulière. Il a été réalisé suivant le principe des sentiers de randonnée : des plots bien visibles installés dans le sol guident en permanence vos pas. Il n'y a donc aucun risque d'erreur, ni bien sûr de se perdre. Comptez de 1 heure (rythme marche sportive) à 3 ou 4 heures (rythme découverte approfondie ou flânerie) pour en faire le tour complet. Ce circuit, qui fait le tour de la ville, vous permettra de découvrir 13 sites remarquables, tous signalés par des panneaux d'information. Ces 13 panneaux vous apporteront une connaissance déjà approfondie de notre cité et de son passé. Des renseignements complémentaires pourront vous être donnés à l'Office de Tourisme.

 

Départ (possible) : place Alfred Manessier, devant l'Église du Saint-Sépulcre.

 

L'eau à Abbeville

On sait que primitivement, Abbeville était une île enserrée dans le bras de la Somme. C'est au fleuve que la ville doit aussi sa prospérité : dès le XIIème siècle, les navires de gros tonnage provenant d'Espagne, d'Angleterre ou d'Europe du Nord accostaient au port d'Abbeville, développant les activités marchandes vers les villes de l'intérieur de la Somme. C'est également la présence abondante d'eau, nécessaire pour la teinturerie et la fabrication de draps, qui a amené à partir de la fin du XVIIème siècle, l'implantation des manufactures de draps fins, de tapis ou de moquette qui ont fait longtemps la renommée de la ville et lui ont assuré durant plus d'un siècle une prospérité enviable.

 

Le Parc de la Bouvaque

Il tiendrait son nom des mots « bos » (bœuf) et « vacca » (vache) car les habitants y faisaient paître leurs bovins dans les marais. Ce parc, composé de deux grands étangs, est entouré par un écrin boisé. Une hutte d’observation est installée sur une presqu’île proche du centre de l’étang principal. La richesse de la faune et de la flore au sein du Parc de la Bouvaque reste insoupçonnée de la plupart des promeneurs. On y rencontre la saulaie, la roselière, de beaux arbres remarquables, les herbiers aquatiques, des joncs et carex, des roseaux, des salicaires, des iris des marais, des orchidées…. Un chemin aménagé sur tout le périmètre des berges et le long des ruisseaux permet de découvrir la faune d’amphibiens et d’oiseaux  : les îlots, les étangs et les prairies humides sont propices à la présence de nombreux oiseaux migrateurs. Les belles allées font de ce parc un agréable but de promenade et d’observation de la nature. La présence de sources bleues contribue à la rareté de ce site naturel préservé.

 

Les Prés Collart

Le Parc de Prés Collart est aménagé à l'emplacement des anciens bassins de décantation de la sucrerie, caractérisé par des niveaux différents et une végétation à la fois prolifique et particulière. Ce site rappelle  qu'Abbeville a été longtemps une capitale sucrière.

 

Les sources bleues

On ne les trouve que dans les massifs calcaires. Leur couleur si particulière s'explique physiquement par les différences de température entre l'eau de surface et l'eau provenant des profondeurs.

 

Le kiosque

Sa construction date de l'hiver 1932-1933. Le "kiosque des pelouses du bois" a longtemps été le fief de l'Harmonie d'Abbeville, qu'elle inaugura en lançant les concerts de l'été 1933. Depuis juillet 1991, il a retrouvé une seconde jeunesse en accueillant divers groupes de musique.

Les fortifications

Le bastion de Longueville, dit "Carré de six" date du roi Henri II (1519-1559). Ses armes étaient sculptées à l'angle saillant. ce monument constitue le dernier vestige de l'enceinte d'Abbeville. Après le déclassement militaire d'Abbeville en 1867, les fortifications ont été progressivement démolies de 1869 à 1906 pour établir des boulevards et faciliter la circulation.

 

Église Saint-Gilles

Construite de 1485 à 1528 sur l'emplacement d'une autre église, qui existait déjà en 1205. Au cours des différentes restaurations, l'asymétrie de la façade a été respectée. Ce monument a été en grande partie détruit lors du terrible bombardement du 20 mai 1940. Seul le portail a conservé les caractères originels  du XVème siècle. L'intérieur a été complètement reconstruit après la guerre, dans un style moderne.

 

Les marais Saint-Gilles

Les marais Saint-Gilles constituent une zone naturelle fort ancienne : avant que l'homme canalise la Somme tant pour des raisons économiques (circulation fluviale) que pour préserver l'habitat des inondations, l'ensemble de ce secteur était l'une des zones d'épanchement du fleuve. Aujourd'hui, une expérience de remise en état des marais Saint-Gilles est tentée avec l'utilisation traditionnelle d'animaux domestiques, en particulier les vaches et les chevaux.

 

L'ancienne piscine

Une piscine "historique" : Boucher de Perthes (1788-1868) en a été l'ardent promoteur. Réalisée grâce à un capital souscrit par plusieurs personnalités de la ville, elle a été ouverte au public le 1er juin 1852. le bassin, initialement de 55 mètres de longueur sur 14 mètres de largeur, était évidemment alimenté par l'eau de la Somme. La ville a racheté l'ensemble de l'équipement en 1872 et l'a remis en état pour la première fois en 1928. de nos jours, elle n'est plus en usage.

 

L'Hôtel des Rames

Affligé de l'exportation des laines françaises en Angleterre d'où elles revenaient tissées - et affligé de la sortie de devises que cela entraînait - Colbert invita Josse Van Robais, industriel hollandais, à installer ses métiers à Abbeville en octobre 1665. Une greffe qui a pleinement réussi, puisque Abbeville, grâce à la présence de nombreuses rivières ainsi que par l'utilisation de moulins dont la force motrice était indispensable, avait développé une profonde tradition du tissage.  Construit à partir de 1710, l'imposant bâtiment qui allait devenir la manufacture des Rames abrita les différents ateliers jusqu'alors dispersés. La porte de l'entrée monumentale, de style Louis XVI, est ornée de rinceaux et l'imposte d'une nef évoquant le commerce maritime et la Conquête de la Toison d'Or.

 

Église Saint-Jacques

Dès 1136, une église existait déjà à cet emplacement. Elle fut reconstruite en 1482 puis abattue en 1838 probablement pour des raisons de vétusté. Construite de 1868 à 1876, l'Église Saint-Jacques que l'on peut admirer aujourd'hui est très pure de lignes et l'intérieur est d'une sobriété voisine de la distinction. Elle constitue un bon exemple de l'art néogothique du XIXème siècle.

 

Le Carmel

Le couvent des Carmélites d'Amiens ne pouvant faire face à l'affluence des postulants, sa Révérende Mère Prieure, Anne du Saint-Sacrement, prit conscience de la nécessité de doter la Picardie d'un nouveau Carmel. Ce sera celui d'Abbeville, construit principalement grâce au don de Monsieur de Mallery, bourgeois d'Abbeville et greffier de la justice consulaire. Les religieuses fondatrices quittent Amiens le 3 janvier 1636 pour occuper les bâtiments de la rue Saint-Gilles, établis sous le titre de "Jésus-Maria". Les carmélites s'installent dans l'ancien couvent des Capucins en août 1821. L'Eglise est alors reconstruite (façade style toscan) et le couvent presque entièrement refait en 1873.

 

Le parc d'Emonville

Au 19ème siècle, Arthur Foucques D’Emonville, botaniste et collectionneur de camélias fit construire un hôtel particulier dit « d’Emonville » selon les plans de M. Lefuel, architecte du Louvre. Vendue à sa mort à la ville d’Abbeville, la propriété est située en plein centre-ville d’Abbeville. Le Parc d’Emonville est un espace alliant calme et verdure. Vous y apprécierez ses grandes pelouses, ses massifs de fleurs diverses. Vous vous reposerez sur un banc face au point d’eau ombragé par quelques espèces d’arbres rares parmi lesquelles le Liriodendron Tulipifera ou Tulipier de Virginie, le Laburnum Alpinium, le Liquidambar Styraciflua, le Gingko Biloba, le Sequoia Giganteum, le Cèdre du Liban... la plupart de ces arbres étant âgés de plus de 150 ans...    

Le Parc d’Emonville abrite la Bibliothèque Municipale. Celle-ci est l'une des plus anciennes de France. Fondée en 1643 par le chanoine Jean de Boulenois, ancien principal du collège, elle abrite plus de 160000 volumes, une importante collection d'aquarelles d'Oswald Macqueron, des incunables et quelques manuscrits remarquables.

 

 

Sur le circuit de la Ronde de l'Eau, vous passerez à proximité du Château de Bagatelle, du beffroi,

de l'Eglise Saint-Sépulcre et de ses vitraux et de la Collégiale Saint-Vulfran.


La Traverse du Ponthieu

Promenade en Ponthieu à travers des villages chargés d'histoire

En passant par les communes d'Abbeville, Caours-l'Heure, Neufmoulin, Saint-Riquier, Oneux, Coulonvillers, Cramont et Conteville, les 18 km de la Traverse du Ponthieu permettent de découvrir un patrimoine historique particulier avec la présence de petites chapelles qui restent les témoins de l'histoire locale. A cela s'ajoute un patrimoine naturel intéressant constitué du "ballast", remblai de cailloux destiné à renforcer la stabilité des rails (ce milieu chaud et sec abrite une faune et une flore spécifiques), de rideaux de frênes, érables, charmilles, aubépines...

 

DÉPART : Abbeville, à proximité de l'ancienne ligne ferroviaire

La ville est marquée par le passage de la famille Josse Van Robais, célèbre drapier, le Château de Bagatelle et la Manufacture des Rames (18ème) lui appartenaient. La collégiale Saint-Vulfran, chef d'oeuvre de l'art gothique flamboyant, ne peut être contournée. Le Musée Boucher de Perthes est logé dans un des beffrois les plus anciens de France et présente de très jolies collections. D'autres édifices sont eux aussi à admirer : la gare, classé Monument Historique, ainsi que des maisons à encorbellement du XVIème siècle, des hôtels particuliers... A quelques minutes du centre-ville, le Parc de la Bouvaque abrite de magnifiques sources bleues. Enfin, le circuit de la Ronde de l'Eau est aménagé en partie sur le circuit de la Traverse du Ponthieu et fait le tour de la ville. Vers Caours, le viaduc du Scardon, long de 1022 mètres, surplombe la vallée du même nom.  

Caours-l'Heure (km 4)

La construction de la chapelle Notre-Dame de l'Heure remonte aux 9 et 10èmes siècles. Ce fut un lieu de pèlerinage dès le 13ème siècle. De tradition, elle protégeait contre les épidémies. Elle était encensée à ce titre par les maraîchers d'Abbeville. L'Heure fut rattachée à Caours après la Révolution. Caours possède deux châteaux de style balnéaire, architecture très à la mode dès la fin du XVIIIème siècle. L'Église Saint-Martin fut édifiée en 1763.

Neufmoulin (km 5)

Ce petit village est un mystère : il a la particularité de ne pas posséder d'église et l'origine même du nom n'a pas encore été décelée. Y aurait-il eu neuf moulins ? Nul ne peut encore y répondre ! Une chose est sûre, des moulins étaient présents le long de la rivière du Scardon.

Saint-Riquier (km 8)

Jadis appelée Centule, la ville est riche en patrimoine. L'abbatiale, chef d'oeuvre de l'art gothique flamboyant du XVIIème siècle, conserve cependant des éléments architecturaux du XIIIème siècle dans l'église actuelle. L'abbaye recueille un musée et des expositions. La puissante silhouette du beffroi témoigne de l'importance de Saint-Riquier, jadis fortifiée. La chapelle de l'Hôtel Dieu abrite de remarquables sculptures du baron autrichien Simon de Pfaffenhoffen. Tous les ans, au mois de juillet, le festival de Saint-Riquier distille des concerts au sein de l'abbatiale.

Oneux (km 10)

Des cheminements sont aménagés à partir du Hameau de Neuville pour découvrir le village d'Oneux. L'Eglise Saint-Martin, en briques et pierres (XVIème), est jouxtée d'un clocher contre lequel s'appuient deux petites tourelles en poivrière d'aspect original. Les marées et puits sont d'anciens témoins d'un passé pastoral et architectural. A environ 2 km du village, la Croix Saint-Martin, visible de la Traverse, est cachée dans les arbres. Ce serait à cet emplacement qu'étaient situés autrefois l'église et le cimetière d'Oneux. De cette croix, le Chemin Saint-Martin rejoint Oneux en traversant la plaine.

Coulonvillers (km 13)

En bordure de la Traverse, la chapelle Saint-Gervais et son cimetière marqueraient l'emplacement de l'ancien village. Au pont de Saint-Gervais, une montée permet d'accéder aux vestiges (plate-forme en vieux béton) d'une guérite allemande installée dans le but de surveiller le passage des trains. De jolis colombiers ainsi que de nombreux calvaires sont à découvrir en parcourant Coulonvillers.

La Chausée Brunehaut (km 14)

Cette ancienne voie romaine tire son nom d'une légende : la reine Brunehaut, arrivée au pouvoir après l'assassinat de son époux, fur trahie par les siens et livrée au futur roi Clotaire. Celui-ci la fera périr en la traînant sur cette voie, attachée à la queue d'un cheval en 613.

Cramont

Situé à 2 km de la Traverse, ce village possède une grande église en brique de construction récente (XIXème siècle) dédiée à Saint-Martin. Elle domine le village dans lequel subsistent des vestiges de pistes d'aviation allemande utilisées lors de la guerre 39-45.

Un bois privé au quartier du Ménage conserve les traces d'une motte féodale, importante butte circulaire entourée d'un large fossé.

Conteville (km 18)

La chapelle de l'Abbaye d'Aimont serait l'un des bâtiments les plus anciens de la région. Outre l'abbaye, l'église Saint-Pierre possède une belle façade en craie; les anciennes cloches seraient d'ailleurs encore enterrées dans une pâture. Il subsiste également les vestiges d'une ancienne briqueterie dont la grande cheminée est encore visible.